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LES ORDINATEURS DE GESTION

�2002 Jean Bellec

Retour histoire informatique

version provisoire en construction 11 d�c. 2006

Consid�rer l'histoire des ordinateurs comme lin�aire, partant des premiers ordinateurs �lectroniques des ann�es 1940 pour se d�velopper par la s�rie IBM 360 pour s'�panouir dans la micro-informatique, est pour le moins r�ducteur. C'est presque tirer un trait sur plus d'un demi-si�cle de l'histoire du traitement automatique des informations.

En effet, c'est l'informatique de gestion qui a �t� pendant les 70 premi�res ann�es du XXe si�cle, l'essentiel des activit�s informatiques. Certes le vocabulaire particulier qui y �tait utilis�, le traitement par lots qui en a �t� longtemps la m�thode de travail, ont donn� une image ringarde de l'informatique de gestion aupr�s de beaucoup de nouveaux informaticiens que n'a pas suffisamment convaincu la recherche th�orique d'un Donald Knuth dans ce domaine.

La m�canographie

L'informatique de gestion a connu un premier courant de d�veloppement autour des caisses enregistreuses et des calculatrices arithm�tiques  incorpor�es ou non � ces caisses. C'est ainsi que sont n�es surtout aux �tats-Unis � la fin du XIXe si�cle de nombreuses entreprises dont certaines ont surv�cu longtemps comme Burroughs et NCR National Cash Register.

Cependant le courant principal qui a orient� les ordinateurs de gestion est n� des besoins de classer m�caniquement les r�sultas des recensements de population. Le traitement manuel ant�rieur g�rait des fiches en papier et des op�rateurs humains classaient ces fiches en fonction des principaux crit�res. Le traitement manuel des bulletins de vote tel qu'il est encore actuellement souvent pratiqu� rel�ve de ce processus. Ce processus est long et/ou demande des ressources humaines consid�rables.

Donc la fonction de traitement des fichiers qui fut initialement m�canis�e fut celle du comptage. Le proc�d� retenu fut celui de percer des trous dans la carte perfor�e qui r�sumait la fiche et de compter le nombre de cartes poss�dant la ou les m�mes perforations. Hermann Hollerith fut l'inventeur de la premi�re machine �lectrom�canique de comptage, qui sera appel�e tabulatrice. Le comptage s'effectuait par un m�canisme d'horlogerie de roues � rochet et l'enregistrement des compteurs �tait fait � la main � la fin de la lecture d'un lot de cartes. Bien entendu, il �tait n�cessaire de convertir � la main le lot de fiches dans des cartes perfor�es au moyen d'une machine perforatrice qui effectuait des trous circulaires dans les cartes vierges qui furent rapidement pr� imprim�es pour faciliter le rep�rage.

A l'origine, la position des trous sur la carte �tait d�pendante des applications et les champs de la fiche �taient repr�sent�s par des perforations cherchant plut�t � optimiser la saisie. Cependant, l'utilisation des tabulatrices pour des fichiers comptables conduisit � donner � la tabulatrice des fonctions d'additionneuse et � normaliser � cette fin l'utilisation des trous. Le format utilis� fut d'utiliser les perforations d'une colonne de la carte pour repr�senter les nombres d�cimaux de 0 � 9 et de diviser la carte en champs comportant des informations num�riques. Au d�but la carte comportait 40 colonnes de 10 lignes.

La lecture de la carte se faisait soit colonne par colonne, soit ligne par ligne. Ce dernier plus co�teux �tait plus rapide et permettait davantage de parall�lisme dans les applications. Avec la diversification des mat�riels le type de lecture sera adapt� � l'optimisation du fonctionnement de chaque appareil et cela survivra jusqu'� la disparition des cartes perfor�es sur les ordinateurs dans les ann�es 1980.

Plusieurs perfectionnement notables furent introduits sur les tabulatrices, l'une des plus importante pour l'avenir fut le remplacement du relev� manuel des compteurs par l'adaptation d'une imprimante. D'autre part, les cartes perfor�es furent adapt�es au traitement d'informations alpha-num�riques et non plus seulement des chiffres. Parall�lement, les imprimantes devaient �tre capables d'imprimer des chiffres et des lettres. Cependant, le mat�riels m�canographiques ne d�pass�rent pas la capacit� d'imprimer les lettres majuscules latines non accentu�es. 
Ces perfectionnements repr�sentaient un progr�s important conduisant � une plus grande convivialit� de la codification et ouvraient � l'atelier m�canographique des applications nouvelles. Les capacit�s de calcul de la tabulatrice furent am�lior�es par l'introduction du dispositif de soustraction d'abord puis par celui de multiplication et enfin de division. Ces derniers ne faisaient pas le plus souvent partie de la tabulatrice-imprimante, mais �taient effectu�s par une autre machine asservie, la calculatrice.

En parall�le, les erreurs de saisie furent diminu�es par l'introduction de perforatrices plus conviviales, � avancement et perforation motoris�e d'abord, puis avec un dispositif de tabulation pr�positionnant les colonnes sur les champs, puis le clavier num�rique. Plus tard, on augmentera la flexibilit� en adaptant la tabulation � des formats variables au moyen de cartes guides. On trouvera enfin des perforatrices qui imprimeront en clair le texte perfor� sur la premi�re ligne de la carte, facilitant ainsi des op�rations manuelles sur celle-ci. Une nouvelle s�rie de machines, les v�rificatrices, servant uniquement de machine de contr�le des op�rateurs de perforation fut introduite, leur m�canique est identique aux perforatrices mais elles n'ont pour objet que de contr�ler que les trous perfor�s par les premiers sont exactement ceux que l'op�rateur de v�rification aurait perfor�s. Malgr�, ou, parfois, � cause de, ces perfectionnements, les ateliers de saisie rest�rent souvent une caricature de l'ambiance manufacturi�re du si�cle pr�c�dent.

Une autre machine de base de la m�canographie aussi importante que la tabulatrice est la trieuse de cartes. La fonction de tri des fiches (et de leur �quivalent m�canographique les cartes) est plus fr�quente que les activit�s de comptage ou d'impression. Les trieuses utilisent des dispositifs de lecture des cartes et un m�canisme de cases de r�ception (le plus souvent douze) dont les portes sont command�s par la logique � relais.

D'autres machines extr�mement utiles furent d�velopp�es dans les ann�es 1940-1950: la principale fut l'interclasseuse qui am�liorait les performances de consolidation des tris. Assez rapidement, les r�sultats produits par la tabulatrice-calculatrice furent aussi perfor�s sur une perforatrice connect�e fonctionnant aussi vite que l'imprimante La fonction de copie de fichiers fut remplie par des reproductrices ou duplicatrices. L'impression directe sur la carte fut �galement faite sur ces machines.

Des perfectionnements sur l'imprimante de la tabulatrice permirent le contr�le de deux mouvements de papier disjoints permettant d'imprimer un �tat et un r�sum� des op�rations sur deux documents au cours d'un m�me passage. 

L'introduction de l'�lectronique dans la m�canographie.

Au d�but des ann�es 1950, les constructeurs d'�quipements m�canographiques se mirent � regarder les prototypes d'ordinateurs n�s dans un autre contexte et qui surclassaient de loin les calculatrices � relais qui repr�sentaient le summum des possibilit�s offertes par les technologies propres de la m�canographie. L'introduction d'une calculatrice �lectronique permettait de faire des calculs complexes, jusqu'� m�me des op�rations trigonom�triques, sans ralentir le lecteur de cartes ni l'imprimante. De plus des calculs conditionnels permettant d'introduire des arbres de d�cision, des fonctions de seuil pouvaient faire partie des algorithmes introduits dans la fonction calcul.

Aussi bien chez IBM que chez Bull, comme chez de plus petits constructeurs l'utilisation de calculateurs �lectroniques comme des p�riph�riques de la tabulatrice se fera sans changement notable des m�thodes de travail dans cette branche.

Les premi�res calculatrices (IBM 604, Bull Gamma 3) ne disposaient gu�re de m�moires beaucoup plus volumineuses que celles des accumulateurs des tabulatrices -on notera que le mot accumulateur sera conserv� jusqu'aux ann�es 1965 pour d�signer les registres arithm�tiques des ordinateurs-.

Le remplacement des fichiers de cartes perfor�es par les bandes magn�tiques

La premi�re r�volution dans les ordinateurs de gestion vint de l'�quipe de r�alisation de l'ENIAC. Eckert et Mauchly qui entreprirent la r�alisation d'un ordinateur qui serait ind�pendant de toute l'industrie des cartes perfor�es alors domin�e par IBM, Bull et, � un moindre titre, Remington. Eckert et Mauchly pens�rent que l'on saurait effectuer les fonctions centrales d'un syst�me de gestion avec des fichiers sur bande magn�tique, technologie n�e de l'enregistrement radiophonique, associ�es avec un calculateur �lectronique. Remington, adopta ce point de vue et racheta la start-up de Eckert et Mauchly et c'est ainsi que naquit Univac. Il restait souhaitable de recourir aux cartes perfor�es pour la saisie manuelle de documents mais apr�s leur lecture dans un convertisseur cartes vers bandes magn�tiques, il devenait possible d'oublier ces fichiers.

Les probl�mes de l'ordinateur de gestion � bandes magn�tiques �taient leur prix et surtout leur manque de fiabilit�. Cependant l'Univac allait �tablir pour deux d�cennies la philosophie d'op�ration des ordinateurs de gestion.

Les constructeurs d'�quipements � cartes perfor�es tent�rent de r�sister � cette attaque de deux mani�res, la premi�re en imitant Univac, mais seulement � la fin de cette d�cennie 1950 avec le IBM 702, puis 705 et 7070 avec le Bull Gamma 60,, la seconde en recherchant des am�liorations de co�t et de performances � leurs �quipements � carte perfor�e.. Les constructeurs m�canographiques essay�rent aussi d'utiliser une technologie n�e dans les calculateurs scientifiques pour stocker une partie des fichiers informatiques, les tambours (Bull, IBM) servirent � ranger les fichiers peu volumineux �vitant des traitements d'interclassements de fichiers cartes peu productifs. C'est ainsi que des machines comme le Gamma ET et l'IBM 650 vinrent compl�ter leur gamme.

L'ensemble des machines m�canographiques des ann�es 1940-1950 �tait d�velopp� � partir d'une banque de dispositifs communs assembl�s de mani�re modulaire et faisant l'objet de perfectionnements successifs pour am�liorer soit la fiabilit�, soit les performances ou encore pour couvrir de nouvelles utilisations demand�es par les utilisateurs. Cette r�utilisation de dispositifs communs dans diff�rentes machines restant le plus souvent propri�t� du constructeur a probablement servi le d�veloppement �conomique de ceux-ci. Les "am�liorations" apport�es par IBM (petites cartes de la s�rie 9000), par Bull (s�rie 300TI) avaient pour cons�quence soit de bousculer l'organisation du client, soit de menacer la fiabilit� des installations. C'est ainsi que je consid�re que la crise des ann�es 1960 de Bull a �t� la vague de r�novation qui a suspendu le processus de r�utilisation des mat�riels et provoqu� l'obsolescence tant des p�riph�riques �lectrom�caniques que des calculatrices.

Progressivement les ensembles �lectroniques de gestion, � commencer par les clients importants, occupaient le terrain des mat�riels m�canographiques. leur co�t �lev� associ� � un enthousiasme pr�matur� envers la planification centralis�e de la gestion des entreprises tendit � privil�gier un traitement centralis� dans une seule grande machine de gestion. 

La moindre importance donn�e aux �quipements m�canographiques permit � de nouveaux entrants d'essayer de p�n�trer le march�. Des compagnies ma�trisant �lectronique et enregistrement magn�tique aux �tats-Unis d�cid�rent de fabriquer des ordinateurs de gestion  (Raytheon, RCA, General Electric, Honeywell), des constructeurs de calculatrices comptables NCR, Burroughs se lanc�rent � leur tour sur ce march� rachetant parfois � leur concurrents les �l�ments de la cha�ne qui leur manquaient.

 

Une seconde r�volution de l'informatique de gestion se d�roula � la fin des ann�es 1950. Des ing�nieurs d' IBM Europe propos�rent le d�veloppement d'une tabulatrice �lectronique dont le rythme de calcul ne serait plus impos� par la m�canique des lecteurs de cartes mais o� les divers �l�ments cartes, imprimantes et support de fichiers seraient g�r�s de mani�re asynchrone. Ce projet �voluera pour �tre le succ�s de l'IBM 1401 � l'aube des ann�es 1960. Cette machine avait l'avantage de mettre les ensembles �lectroniques de gestion � la port�e de tous les utilisateurs d'�quipements m�canographiques. Elle assurait aussi une unification des mat�riels, devenus p�riph�riques, entre ordinateurs de gestion et ordinateurs scientifiques.
La 1401 fut intelligemment con�ue et arr�ta la perc�e des concurrents dans le domaine des petits ordinateurs de gestion. Il obligea les concurrents directs � diminuer sensiblement leurs marges soit en abaissant le prix (mais pas toujours le co�t) des ensembles moyens de gestion, soit � optimiser le co�t sur des mat�riels � faible dur�e de vie.

Cependant, la 1401 ne r�solvait pas tous les probl�mes de IBM � la fin des ann�es 1950 en particulier celui de la complexit� des programmes et des ruptures de compatibilit� qu'entra�naient le passage d'un ordinateur � un ordinateur plus puisant. En effet, la croissance horizontale permise dans les ateliers m�canographiques n'�tait plus r�alisable avec l'int�gration de fichiers sur bandes magn�tiques et le processus d'�volution �tait de passer d'un syst�me � un autre plus puissant. Comme les pefectionnements des syst�mes �taient faits par des �quipes diff�rentes avec la m�thodologie des ann�es 1950, les programmes enregistr�s p�niblement mis au point sur la 1401 n'�taient que superficiellement compatibles avec ceux de la 1410 et de la 7070. C'est ainsi que s'imposa la strat�gie d'unification p�niblement mise en oeuvre dans la s�rie 360.

La troisi�me r�volution de l'informatique fut plus profonde. Ce fut la substitution d'une informatique transactionnelle � celle du traitement par lots. Elle fut amorc�e dans les r�flexions men�es par le laboratoire de IBM San Jose sur l'utilisation des disques et se poursuivra avec les syst�mes de r�servation de places d'avions SABRE. Il faut signaler que l'exploitation des traitements en temps r�el ne signifie pas la disparition des traitements par lots, car les processus de gestion incluent encore au XXIe si�cle des op�rations � date fixe li�s � la l�gislation (salaires, taxes, reportings financiers) qui ont besoin d'�tre consolid�es par un traitement traditionnel. Il est possible que les m�thodes de travail aient influenc� l�gislation et habitudes. Il n'en reste pas moins que les m�thodes de l'informatiques de gestion traditionnelles sont encore leur place aujourd'hui.

 

�volution technologique des ensembles de gestion.

Mat�riel

  • technologie

La technologie des mat�riels m�canographiques utilisait des m�canismes � base de roues horlog�res (pour les additionneurs et souvent pour les imprimantes) et de relais pour les m�canismes de contr�le des pistes pour les cartes perfor�es. Certes Powers, absorb� plus tard par Remington Rand, en restait � des dispositifs purement  m�caniques, mais la technologie de base de IBM et Bull �tait �lectrom�canique.

Au cours de la seconde guerre mondiale, les relais furent utilis�s pour la logique des machines (notamment IBM ASCC) et se g�n�ralis�rent apr�s 1948 en se miniaturisant.

La technologie des tubes �lectroniques fit son entr�e assez timidement dans les calculatrices �lectroniques associ�es � la m�canographie (Bull Gamma 3 et IBM 604). La fiabilit� des mat�riels de gestion devait �tre sup�rieure � celle des machines scientifiques, car la dur�e des travaux �tait le plus souvent de l'ordre de la dizaine d'heures, aussi les tubes �lectroniques furent utilis�s en gestion avec parcimonie. Par contre les semi-conducteurs � base de diodes commenc�rent � remplacer les relais d�s le milieu des ann�es 1950. Les tambours furent utilis�s comme m�moire de masse de plusieurs dizaines de milliers d'octets, soit en m�moire secondaire des petits fichiers soit comme m�moire principale des machines.

La technologie des machines de gestion se stabilisa vers 1958-1960 par l'adoption des transistors pour les circuits logiques et des m�moires � tores magn�tiques comme m�moire principale. Il faudrait noter que les premi�res utilisations des tores magn�tiques dans les machines de gestion l'a �t� comme m�moire tampon dans la logique de contr�le des p�riph�riques cartes et imprimantes.

Apr�s 1965, la diff�rence entre les machines de gestion et les machines scientifiques disparut pratiquement et les technologies en devinrent identiques.

  • architecture

On aura not� que les ordinateurs de gestion, �volution des ensembles m�canographiques, privil�giaient initialement une architecture dite de Harvard o� programmes et donn�es �taient trait�es par des circuits diff�rents. 

Des instructions relativement complexes telles que la traduction des caract�res, les champs de longueur fixe non align�s aux fronti�res de mots (nombre fixe de caract�res) rendaient les circuits de commande du processeur assez diff�rents de ceux d'une machine optimis�e sur le calcul it�ratif.

Logiciel

Le logiciel offert par les constructeurs se composait au d�but d'une biblioth�que de sous-programmes standards qui effectuaient des traitements ind�pendants de la nature et de l'organisation des fichiers de l'utilisateur: sous-programmes d'arithm�tique (traitement sur les dates, conversions binaire-d�cimal, op�rations arithm�tiques arrondies...) et deux sous-programmes extr�mement importants en gestion : tri et interclassement.
La d�finition des fichiers �tait laiss�e � l'utilisateur.

A la fin des ann�es 1950, le logiciel standard inclut un embryon de syst�me d'exploitation avec un moniteur d'encha�nement des "unit�s de traitement" et des "points de reprise" pour m�moriser le d�roulement du traitement � l'occasion d'op�ration manuelles susceptibles d'introduire des d�tections d'incidents (introduction des supports physiques).

A cette m�me �poque, des outils de programmation plus conviviaux commenc�rent � se r�pandre pour am�liorer la productivit� des programmeurs. Un des buts vis�s, et partiellement atteint, �tait l'ind�pendance du travail des programmeurs vis-�-vis de la configuration du mat�riel et de rendre possible les migrations entre diff�rents types de mat�riel. Pour cela, on abandonna la programmation en macro-assembleur pour utiliser des langages de haut niveau et essentiellement le COBOL.

En parall�le, d�rivant de technologies mises au point pour les applications de la m�canographie (tables de d�cision), un autre type de g�n�rateurs automatiques de programmes (ex: RPG) ont �t� mis au point et ont continu� � prosp�rer jusqu'� la fin du si�cle). 

On peut aussi mentionner les m�thodologies d'analyse des programmes de traitements par lot, tels, en France, MERISE et la m�thode Warnier qui formalis�rent le traitements.

Vers 1975, commenc�rent � na�tre les syst�mes transactionnels qui font l'objet d'un autre article.

 

Fichiers

  • Cartes perfor�es
    Les cartes perfor�es rest�rent le syst�me de r�f�rence des ordinateurs de gestion pendant la d�cennie 1950 et une partie des ann�es 1960 jusqu'� ce que des programmes de gestion des bandes magn�tiques aient permis de d'affranchir des meubles de classement et que la transmission � distance des donn�es aient supplant� le transport physique des cartes saisies � distance.


  • Bande perfor�e.
    Si les cartes perfor�es ont constitu� le coeur des ensembles de gestion, elles n'ont pas �t� le seul support de fichiers. Avant m�me la g�n�ralisation des supports � bandes magn�tiques, les cartes perfor�es ont coexist� avec les bandes perfor�es qui ont servi de liens entre l'informatique et les appareils de saisie automatique ou non d'informations aupr�s de leur lieu de production. Les bandes perfor�es ont �t� utilis�es dans les dispositifs de t�l�communication (sp�cifiquement pour le t�l�graphe et le t�lex) et ont donn� lieu � des dispositifs d'encodification beaucoup moins on�reux que la carte perfor�e. Les inconv�nients de la bande perfor�e �taient le caract�re continu de la bande, sa fragilit�. Le caract�re continu la rendait inappropri�e aux fonctions de tri et d'interclassement.
    Tout comme les cartes perfor�es et pour des raisons voisines (protection des brevets) les bandes se trouvaient sous des standards diff�rents, seul le standard t�lex �tait disponible � tous mais il �tait �troitement li� aux sp�cificit�s de la machine � �crire utilis�e en t�l�graphie et sa limitation � un code de 5 bits lui faisait traiter les changements lettres vers chiffres au moyen de caract�res de contr�le, un caract�re avait donc une "valeur" d�pendante du ou des caract�res pr�c�dents.

  • Marques optiques
    L'�lectronique (diodes photo-�lectriques) permit de r�duire les contraintes de la brosse de lecture des cartes perfor�es. le m�me principe utilis� en r�flexion devait permettre la saisie de marques faites avec un crayon gras qui pouvaient se faire sans passer par le stade de la perforation des donn�es variables sur la carte.

  • Ch�ques � lecture magn�tique
    Un des media dont le traitement automatique attirait l'attention fut celui des ch�ques dont l'importance tant en Europe qu'aux �tats-Unis ne cessait de grandir. Plut�t que de recopier le contenu des ch�ques sur des cartes perfor�es, il apparut souhaitables aux banques d'introduire automatiquement les donn�es d'origine du ch�que et de saisir sur des machines ad-hoc les donn�es manuscrites sur le ch�que. C'est la Bank of America en conjonction avec le Stanford Research Institute qui fut � l'origine du syst�me E13B standardis� aux �tats-Unis, qui officialisait une forme de caract�re lisible par l'oeil et par une machine. Le choix des caract�res imprim�s � l'encre magn�tiques diminuait les possibilit�s de falsifications et les risques d'erreur � la lecture dans la machine. Si l'E13B s'imposa aux �tats-Unis, les banquiers europ�ens lui pr�f�r�rent un syst�me � b�tonnets (principe qui sera adopt� plus tard pour les codes � barres), pouvant mieux s'�tendre � l'alphab�tique, invent� par la Compagnie des Machines Bull le CMC7. Le proc�d� utilisait comme l'E13B une encre magn�tique.
    Le lecteur magn�tique �tait g�n�ralement coupl� � un m�canisme de trieuses � grande vitesse. Si un tri off-line �tait r�alisable, les banquiers souhait�rent faire un tri selon des crit�res d�pendant de l'�tat du compte et n�cessitant l'utilisation de l'ordinateur central. Cette fonction repr�sentait un challenge "temps r�el" int�ressant pour l'ordinateur.

    E13B

    CMC7



  • Cartes magn�tiques
    La carte magn�tique fut d'abord envisag�e, essentiellement dans le laboratoire IBM de San Jos� comme un moyen nouveau de stockage d'informations sur le mod�le des cartes perfor�es. On retrouvera plus tard ce principe dans les strips magn�tiques utilis�s dans les terminaux de collecte automatique de cartes d'embarquement ou de lecture des cartes de cr�dit.
    La carte magn�tique fut consid�r�e aussi comme un support d�montable bon march� d'archivage en prolongement de disques fixes. C'est ainsi que IBM; NCR et RCA d�velopp�rent des m�moires secondaires au d�but des ann�es 1960. Si le media �tait bon march�, la m�canique de montage �tait peu fiable, et les cartes magn�tiques comme m�moire de masse �taient destin�es � un abandon dans les ann�es 1970. On peut noter que le mat�riel RCA RACE (commercialis� par Bull-GE sous le nom de BullRac) surv�cut quelque peu au 2321 de IBM.

 

 

La saisie des informations

On a d�crit plus haut la saisie de documents papiers sous forme de cartes perfor�es. Des alternatives furent recherch�es d�s les ann�es 1960 pour s'affranchir de ces contraintes absorbant une quantit� notable de personnel et ralentissant l'ex�cution des traitements.

Une premi�re approche consistait � remplacer la saisie sur cartes perfor�es en utilisant comme support la bande perfor�e qui permettait l'utilisation de machines (Flexowriter, Teletype) appartenant soit au monde des machines comptables soit � celui des t�l�communications.

La recherche de solutions visant � �liminer la perforation des cartes et les probl�mes de stockage des donn�es source conduisit � l'�laboration de machines Key-tape puis Key-Disk, o� une machine relativement co�teuse permettait � l'op�rateur de saisie de produire des supports moins encombrants lisibles par l'ordinateur.

L'aboutissement de cette approche consiste � la cr�ation d'une diskette sur le micro-ordinateur arch�type de la station de travail d'aujourd'hui.

Parall�lement, une m�thode de saisie de donn�es en ligne au moyen de machines � �crire puis d'�crans pilot�s par un ordinateur �tait en train de marquer la transition vers le transactionnel.

Enfin la saisie automatique de donn�es (compteurs) directement connect�s � l'ordinateur, invent�e pour les syst�mes de contr�le de processus au d�but des ann�es 1960 (data logging) eut aussi des applications dans le domaine de la facturation.

 


 

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